Début de semaine chaotique

Une semaine mouvementée vient de commencer.
Lundi matin, impossible d'entrer dans l'école, nous voilà "pris en otages" comme le veut l'expression à la mode par les parents d'élèves qui protestaient contre la fermeture d'une classe.

Cela m'a donné l'occasion de faire résoudre un problème concret à mes élèves :
Il y a 157 élèves dans l'école, si on ferme une classe, combien y aura-t-il d'élèves par classe ?
Mardi matin, c'est un tout autre problème qui nous attendait. Après une nuit tempétueuse, Le réseau électrique de la ville avait rendu l'âme. A l'ouverture de ma classe, quelle surprise  : pas de lumière, pas de chauffage, pas de téléphone...
Mais pire : pas d'eau chaude pour le café !
C'est donc éclairés à la bougie et avec des mouffles que mes élèves ont résolus le problème du jour :
Il faut réchauffer les repas des 120 élèves qui mangent à la cantine sans électricité. La cantinière a sorti sous vieux réchaud à gaz. Mais il lui faut dix minutes pour chauffer 5 repas. Combien de temps faudra-t-il pour que chaque élève puisse manger ?
Une dernière anecdote (pour la route) :
En cours d'anglais, je demande à un élève qui ne comprenait pas de dire, au moins : "I don't know."
De bonne volonté, et souhaitant être positif, il me répète, tout joyeux :
"I don't Yes."
Voilà le récit d'un début de semaine agité pour une école de campagne normalement bien tranquille.